Par Cedric Porter
Intelligence de l’offre, Royaume-Uni
Visiter des exploitations agricoles est l’un des nombreux privilèges du métier de journaliste agricole. Ces voyages sont d’autant plus précieux lorsque l’on se trouve hors de son pays d’origine et que l’on voit comment les agriculteurs d’autres régions du monde pratiquent leur métier.
J’ai récemment eu la chance de participer à un voyage de presse de journalistes européens au Nebraska, organisé par l’IFAJ et accueilli par l’US Sustainability Alliance (USSA). Nous avons visité des fermes, des ranchs et des usines de transformation dans un État qui est à peine plus petit que le Royaume-Uni, mais qui ne compte que deux millions d’habitants.
L’alimentation et l’agriculture sont les fondements de l’économie de l’État, 92 % de sa superficie étant consacrés à l’agriculture. Grand producteur de maïs et de soja, l’État doit sa richesse agricole à ses prairies naturelles, qui captent les précipitations et alimentent l’aquifère d’Ogallala, principale source d’eau de la Corn Belt du Midwest. Sans les terres de l’État consacrées à l’élevage et pâturées avec soin, il n’y aurait pas de terres cultivées.
“Les gens ont essayé de cultiver les prairies, mais elles ne convenaient pas, car elles sont sablonneuses, et ils sont partis”, explique Homer Buell, propriétaire depuis six générations du ranch Shovel Dot, qui s’étend sur 6 000 hectares.
“Les seuls qui sont restés, comme ma famille, savaient que la valeur de la terre résidait dans le bétail qu’elle produisait et qu’il fallait s’assurer que les prairies n’étaient pas surexploitées.
Ce qui est ressorti très clairement de ce voyage, c’est la fierté de l’agriculture multigénérationnelle et le respect du sol, nés des tempêtes du Dust Bowl il y a 90 ans. Certains systèmes utilisés sont rejetés en Europe, notamment l’utilisation généralisée d’OGM et d’hormones de croissance pour le bétail, mais il a également été reconnu que si un marché, comme l’Europe, ne veut pas d’une telle technologie, cela offre des opportunités de vente.
La seule façon de comprendre et de remettre en question la façon dont les agriculteurs du monde entier pratiquent l’agriculture est d’entamer un dialogue avec eux. Le métier de journaliste agricole vous permet de le faire. Les congrès annuels de l’IFAJ, les voyages de presse et les liens avec des organisations et des entreprises clés contribuent à rendre possibles ces précieuses conservations.
Outre le fait de mieux connaître l’agriculture américaine, le voyage a également rassemblé un groupe de journalistes d’Allemagne, d’Espagne, des Pays-Bas, de Tchéquie et du Royaume-Uni. Les conversations et les amitiés qui se sont nouées au cours de ce voyage de six jours ont ajouté une autre dimension importante, à savoir de nouveaux noms dans nos carnets de contacts et nos téléphones.
Nous remercions donc l’USSA, un groupe de 24 organisations agricoles américaines qui promeut la durabilité des exploitations agricoles du pays dans le monde entier, pour son hospitalité et son ouverture d’esprit. Merci également à la société de relations publiques gtandi pour avoir organisé ce voyage et à l’IFAJ pour nous avoir donné l’occasion d’y participer. Si vous avez un jour une occasion similaire, n’hésitez pas à la saisir.
Pour en savoir plus sur l’US Sustainability Alliance, voir : https://thesustainabilityalliance.us/

Cedric Porter (à l’arrière, au centre) faisait partie d’un groupe de journalistes internationaux qui ont visité le Midwest américain dans le cadre de l’U.S. Sustainability Alliance.

